“143 rue du Désert” est le second long-métrage de l’Algérien Hassen Ferhani. Multirécompensé, entre le documentaire et la fiction, le film met à l’honneur Malika, reine des Sables au milieu du désert algérien. Elle y tient un restaurant-buvette “au milieu de toutes parts” et accueille et réconforte les voyageurs en transit et quelques habitués aussi. Découvrez une femme libre qui a décidé d’écrire son histoire en plein milieu du désert. Malika abreuve ses visiteurs de thé algérien autant que de conseils, avis et discussions sur la vie ou l’amour. C’est une oreille attentive qui oeuvre sur un territoire aussi hostile que vivant. Un film à voir au Clap Ciné de Canet en Roussillon.

Le réalisateur Hassen Ferhani est tombé un jour sur Malika. Au milieu du désert, la transsaharienne traverse le désert algérien jusqu’à la frontière du Niger. On y retrouve les usagers de la Nationale 1, routiers et routards de tout genre, militaires, qui empruntent cette route difficile, souvent en travaux. Sur plus de 2000 kilomètres, de la côte méditerranéenne jusqu’aux confins du désert, on emprunte la transsaharienne. Le film y dévoile un endroit unique : chez Malika, au 143 rue du Désert.

143 rue du Désert : parce que c’était elle

Dans une sorte de road-movie immobile ou huit-clos suspendu, on découvre le royaume de Malika. “Dès que je suis entré chez Malika, j’ai su que mon film était là “ raconte Hassen Ferhani. “Le choix de cette Dame généreuse de 74 ans, plantée dans son resto-buvette en plein milieu du Désert a été évident, c’était de l’ordre de l’intuition, c’était elle.”

143 rue du Désert : au milieu de toutes parts

Affiche du film ” 143 rue du Désert “

Si le réalisateur Hassen Ferhani a d’abord parlé du lieu comme “au milieu de nulle part”, il a très vite rectifié en préférant le terme “au milieu de toutes parts.” Il s’explique : ” Contrairement à ce que l’on croit, le Sahara n’est pas un endroit désert. Il est très vaste, il paraît vide, mais ce n’est pas le cas. On y vit, on y travaille, on y voyage. Il s’y passe tant de choses.” Hassen Ferhani se rend compte que le relais de Malika se trouve finalement au cœur géographique de l’Algérie. “C’est ce que je recherche dans mon cinéma. Des lieux qui concentrent des atmosphères qui leur sont propres et qui rassemblent des gens venus de toute l’Algérie.”

Hassen Ferhani ou le travail sur le vivant

Découvrez 143 rue du Désert, et Malika ! Entre une cigarette, un thé ou des œufs, elle accueille et reçoit tous les êtres en errance et en transit. Au milieu des rêves et espoirs de chacun, c’est un théâtre de la vie qui se déroule devant la caméra de Hassen Ferhani. Le réalisateur, qui n’aime pas vraiment le terme de “film documentaire” car trop cloisonné selon lui, explique que ” finalement, la différence entre le film et la fiction, c’est que pour le documentaire, le scénario s’écrit en tournant. J’aime travailler sur du vivant, qui véhicule autant voire plus que la fiction.”

143 rue du Désert soutenu par le GNCR et l’ACID

Le film est soutenu par le GNCR (Groupement National des Cinémas de Recherche) et l’ACID (association de cinéastes accompagnant chaque année une trentaine de long-métrages dans plus de 400 salles indépendantes en France, festivals et lieux culturels de 20 pays ).

l’ACID

“143 rue du Désert”, à voir chez notre partenaire Clap Ciné de Canet en Roussillon :

  • – Jeudi 24 juin à 14h15
  • – Vendredi 25 juin à 16h15
  • – Lundi 28 juin à 16h15

  • 💛💛💛 AVANTAGE AVEC LA CARTE D’ADHERENT COUP D’OEIL 66 : 6.90 € l’entrée au lieu de 8.90 €. Tarif réduit toute l’année, à toutes lés séances.
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